Les astuces de Mina
Secrets de grand-mère : la toilette intime, en douceur
Ma grand-mère ne connaissait ni les gels parfumés ni les produits compliqués. Sa toilette intime tenait en trois mots : de l'eau, de la douceur, et rien d'autre. Des générations de femmes se sont lavées ainsi, et la science d'aujourd'hui leur donne raison sur l'essentiel : le corps féminin sait se défendre seul, pourvu qu'on ne le dérange pas.
Le rituel externe, et seulement externe. Une eau tiède, la main propre ou un gant doux, et — si tu aimes — un lavant intime doux au pH adapté, réservé à l'extérieur. On lave de l'avant vers l'arrière, on rince à l'eau claire, on sèche en tapotant avec une serviette propre et personnelle. C'est tout. C'est le secret entier.
Les gestes qui protègent. Des sous-vêtements en coton qui laissent respirer, changés chaque jour ; des vêtements qui ne serrent pas trop longtemps ; le maillot mouillé qu'on ne garde pas des heures après la piscine ; le linge de toilette qu'on ne partage pas. Les grands-mères appelaient ça « se respecter » — les gynécologues appellent ça de la prévention.
Ce que ma grand-mère ne faisait jamais — et que je ne ferai jamais. Aucun produit « à l'intérieur », aucune préparation maison introduite dans le vagin, aucun parfum agressif. L'intérieur se nettoie tout seul : c'est son équilibre, et le déranger crée les problèmes qu'on voulait éviter.
La note claire de la maison : les douches vaginales sont déconseillées par les sociétés savantes — la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada les déconseille, comme les guides cliniques. Elles ne sont jamais promues ici, sous aucune forme, même « naturelle » ou « traditionnelle ». Une tradition se respecte ; une pratique déconseillée se laisse de côté. Les deux peuvent être vrais en même temps.
Et si quelque chose persiste — odeur inhabituelle, démangeaison, inconfort qui dure — le secret de grand-mère s'arrête là : on consulte un professionnel de la santé, sans gêne et sans attendre. C'est aussi ça, prendre soin de soi.
— Mina